Wawacity était une plateforme qui référençait des liens vers des contenus protégés par le droit d'auteur : films, séries, logiciels, jeux vidéo et musique. Bien que le site ne stockait pas directement les fichiers, il orientait les utilisateurs vers des plateformes d'hébergement externes.
Cette pratique violait les articles L335-2 et L336-2 du Code de la propriété intellectuelle français. Ces textes sanctionnent la mise à disposition du public d'œuvres protégées sans autorisation des ayants droit, même par simple référencement.
L'ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) a donc ordonné aux fournisseurs d'accès internet français - Orange, SFR, Free, Bouygues - de bloquer l'accès au site par filtrage DNS. Ces blocages judiciaires sont régulièrement renouvelés.
Face à ces mesures, les administrateurs changeaient régulièrement de nom de domaine, utilisant successivement les extensions .co, .bet, .kim, .tokyo, .win, créant un jeu de cache-cache permanent avec les autorités.